Le Vodoun et les enjeux de la mondialisation

Synthèse

Dans la culture africaine, le Vaudou est à la fois une religion, une philosophie et une science. Le Vaudou, en effet, permet de :
– Reconnaître et se soumettre au pouvoir de Dieu, créateur et maître de l’univers,
– Invoquer et missionner les divinités affidés, détentrices des forces spirituelles, gardiennes et régulatrices des lois de l’univers, et
– Accéder à la connaissance fondamentale.
La religion Vaudou a longtemps été réprimée, combattue et diabolisée afin de défaire les pratiquants de leur force spirituelle pour les besoins de la colonisation politique et culturelle de l’Afrique. Ainsi, lorsque l’on dit s’inspirer du Vaudou, on retrouve souvent satanisme, sorcellerie et envoûtements, destructions…
Les peuples, notamment, les Béninois qui pratiquaient le Vaudou depuis toujours, sont demeurés très croyants. Il faut dire qu’ils l’étaient bien avant l’arrivée des religions révélées. Les deux religions révélées pratiquées majoritairement sont le catholicisme et l’islam. Partout dans les villes et villages, on peut trouver des églises et des mosquées. La religion est célébrée avec beaucoup de joie et d’enthousiasme.
Mais contrairement à d’autres régions du monde, les gens de différentes religions vivent paisiblement l’un à côté de l’autre au Bénin par exemple, et se traitent avec beaucoup de respect et de tolérance, une chose qui semble être beaucoup plus difficile ailleurs.
La raison en est que les Béninois restent également fort attachés à leur religion traditionnelle qui est fortement ancrée dans leur vie sociale et quotidienne. Un peu comme si, quoi qu’ils fassent, leur subconscient reste fortement attaché à ce culte. Ce qui les éloigne de tout fanatisme et de tout extrémisme liés aux religions d’emprunt et garantit de ce fait une paix sociale durable.
Cependant, si l’on s’accorde à reconnaître le pouvoir naturel et la puissance spirituelle des pratiquants du Vaudou, force est d’admettre que de nombreux adeptes préfèrent user de cette force pour détruire plutôt que de construire, pour des raisons purement égoïstes.
A l’heure ou le Vaudou se pratique de façon de plus en plus ostensible par les élites qui étaient condamnées à se cacher pour les rites, il convient de rétablir les fondements de cette noble religion de paix, de la moderniser et de souligner les potentialités et les opportunités qu’elle offre pour créer les conditions d’une Afrique nouvelle, qui renoue avec le développement et le progrès, sous la conduite d’hommes structurés, éclairés et ayant la crainte de Dieu et le respect du bien commun.
Le Vaudou pourrait ainsi redevenir ce qu’il était avant la course au pouvoir et à la richesse : une force positive, capable de changer le monde.

KOUDOGBO Vincent
Prête de la déesse des Eaux

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