La complainte des divinités africaines dans la diaspora : du Vodun/Orisha au Candomble/macumba, une anthropologie du rite

Résumé.

Les travaux en sciences sociales sur le vodùn sont  anciens, nombreux et variés. Jean-Baptise R, P,  Du Tertre (1667, 502), Lucien  Peytraud (1897: 187-188), Raimundo Nina Rodriguez (1862-1906), Pierre. Verger (1954),  Melville Herkovits (1900 ,1955), Alfred. Métraux (1958), Harold Courlander (1973), Barthélémy  Adoukonou (1980), Laennec  Hurbon (1994: 181-197), Claudine Michel (1995), Stéfania Capone (2001,2003),  Luis Nicolau Parés (2005, 2006 ), et bien d’autres, ont consacré l’essentiel de leurs études au Vodou sans en proposer une définition claire et consensuelle. Pour certains auteurs, le vodùn ayant son origine en Afrique, n’est qu’une mosaïque de pratiques magiques liées à la sorcellerie et donc incompatibles avec le développement. Pour d’autres au contraire, le vodùn est considéré  comme un système religieux qui renvoie à une problématique d’identité culturelle impliquant une conception particulière  des rapports au développement  socio-économique. Si notre communication s’inscrit dans cette seconde approche, elle n’entend  cependant pas contribuer à ce débat  peu heuristique. Notre propos se situe à un niveau symbolique qui mobilise d’un point de vue diachronique,  des données de l’anthropologie sociale du rite. Il s’agit plus précisément d’identifier  l’évolution du discours des divinités africaines dans la diaspora afro-américaine en partant du  Vodùn/Orisha  au candomblé/macumba  et d’en reconstruire la symbolique véhiculée dans les lieux-dits à travers les rites.

Mohamed ABDOU (MC) Université d’Abomey-Calavi/ Bénin

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